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Vanlife en Norvège : Revenir à l'essentiel face au plus grand glacier d'Europe

  • Photo du rédacteur: Steves Doupeux
    Steves Doupeux
  • 10 oct. 2020
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : 12 janv.


En road trip en Norvège, chaque carrefour impose un choix. Aujourd'hui, le GPS nous propose une option tentante : emprunter le plus long tunnel routier du monde (24 km sous la roche !).


C'est rapide, c'est efficace.


Mais vivre en fourgon aménagé, c'est justement refuser la ligne droite.

Nous décidons de bouder le tunnel pour grimper sur la "Route des Neiges" (Aurlandsfjellet).


Une décision qui résume notre philosophie de voyage : pourquoi s'enfermer dans le noir quand on peut toucher le ciel ? Les lacets s'enchaînent, les paysages deviennent lunaires, et nous voilà suspendus au-dessus du vide au belvédère de Stegastein, une plateforme de bois et d'acier qui plonge vertigineusement vers le fjord, 650 mètres plus bas.


C'est beau à en couper le souffle. Mais le véritable géant nous attend un peu plus loin.


Le glacier de Jostedalsbreen

Rendez-vous manqué avec le géant de glace


Notre objectif du jour est monumental : le Jostedalsbreen, le plus grand glacier d'Europe continentale.


Nous avions tout prévu. Un plan millimétré avec notre guide : une excursion encadrée pour aller marcher sur la glace bleue, crampons aux pieds. Nous étions excités comme des enfants à l'idée de fouler cette masse millénaire.


Mais la vanlife en Norvège a ses propres règles, et la première est celle de la météo. Arrivés sur le parking, le verdict tombe : Excursion annulée.


Le temps est trop instable, c'est trop dangereux. La déception est là, immédiate. On a fait tous ces kilomètres pour "juste" le regarder d'en bas ?



Quand le "Plan B" devient une leçon d'humilité


Plutôt que de bouder dans le van, nous enfilons nos pantalons de pluie et partons marcher seuls vers la langue glaciaire (le bras du Nigardsbreen).


Et c'est là, sans guide, sans crampons, juste nous deux face à ce mur de glace de 60 mètres de haut, que la magie opère. Le vent se lève, chargé d'embruns glacés. La pluie commence à tomber. Nous sommes minuscules face à ce monstre vivant qui craque et gronde depuis des siècles.


Cette immensité nous remet instantanément à notre place. Pas besoin de marcher dessus pour ressentir sa puissance. Le simple fait d'être là, au pied de cette force de la nature, est une expérience spirituelle en soi.



La chaleur du feu : Déconnecter pour se retrouver


Le soir venu, nous trouvons un spot de bivouac au bord d'une rivière glaciaire. Loin des écrans, loin des notifications et du stress de notre vie d'entrepreneurs nomades, nous faisons la chose la plus simple du monde : un feu de camp.


C'est le moment "PhilosoVie" de cet épisode.


En tant que digital nomades et créateurs de contenus, nous n’avons pas d’autres choix que de passer du temps sur nos écrans et nos business en ligne. Mais ce soir, on fixe nos regard dans le feu de bois qui crépite.


Regarder les flammes danser, sentir la chaleur sur notre peau alors que l'air est glacial, écouter le bruit de l'eau... Ces gestes primaires nous apaisent profondément.



Vanlife en Norvège : La morale de notre aventure

Ce glacier et ce feu de camp nous rappellent une fois de plus une vérité essentielle :

Le vrai luxe, ce n'est pas que tout se passe comme prévu. C'est d'être capable d'apprécier l'instant tel qu'il est.

Nous voulions une aventure épique sur la glace ? Nous avons eu une leçon d'humilité sous la pluie. Nous cherchons souvent la connexion Wi-Fi ? Nous avons trouvé une connexion bien plus puissante avec nous-mêmes autour d'un simple feu.


Si vous préparez votre voyage en Norvège, n'oubliez pas ceci : laissez de la place à l'imprévu.


C'est souvent là, dans les creux de votre planning, que se cachent les souvenirs les plus chaleureux.


À très vite sur la route,


Caroline & Steves



Pour voir la vidéo :



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