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La peur du regard des autres n'existe pas

  • Photo du rédacteur: Steves Doupeux
    Steves Doupeux
  • 12 janv.
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : 12 janv.


Je ne vais pas y aller par quatre chemins : je n’y crois plus.


Pendant des années, j'ai entendu (et prononcé) cette phrase comme une excuse universelle. "J'ai peur du regard des autres". C'est la phrase préférée de ceux qui n'osent pas.


Les entrepreneurs que j’accompagne, ceux qui rêvent de liberté, de digital nomadisme ou simplement de vivre de leur art, me disent tous la même chose : "J'ai peur d'être jugé. J'ai peur qu'on me trouve ridicule. J'ai peur qu'on dise que je ne suis pas légitime." (si vous avez le sentimente de ne pas être légitime, écoutez cette vidéo)


Ils ne sont pas seuls.


Nous avons tous ressenti, à un moment précis, cette paralysie avant de publier un post, de lancer un projet ou de changer de vie.

Mais j'en suis arrivé à une conclusion brutale. Une conclusion qui va peut-être vous déranger, mais qui a le pouvoir de tout changer.


Cette peur est un mensonge.



L'effet projecteur : le grand leurre de l'ego


Soyons honnêtes deux minutes. Pensez-vous vraiment que les gens ont le temps, l'énergie ou l'envie de vous scruter ? Dans 90 % des cas, les "autres" n’ont absolument rien à voir avec votre malaise.


Les autres sont occupés. Ils sont obsédés par leurs propres problèmes, leurs propres factures, leurs propres insécurités. Croire que le monde entier nous regarde est une forme d'ego mal placé. En psychologie sociale, on appelle ça l'effet de projecteur. On surestime massivement l'attention que les autres nous portent.


Alors, si les autres ne nous regardent pas tant que ça, pourquoi sommes-nous terrifiés ?


Avons-nous vraiment besoin d'eux pour :

  • Nous juger ?

  • Nous rabaisser ?

  • Discréditer notre travail ?

  • Nous trouver "trop gros", "trop vieux", "pas assez experts" ?


La réponse est non. Nous n'avons besoin de personne. Nous le faisons très bien tout seuls.



Le miroir de nos propres jugements


C'est ici qu'il faut faire preuve de Clarté, la première des 4 vertus. Il faut dissiper le brouillard.


Le "regard des autres" n'est qu'un écran de fumée. Un prétexte confortable pour ne pas affronter la réalité. La vérité, c'est que nous n’avons pas peur du regard des autres, nous avons peur que les autres valident le regard impitoyable que nous portons déjà sur nous-mêmes.


Si vous avez peur qu'on vous traite d'imposteur, c'est parce qu'une part de vous se sent imposteur. Si vous avez peur qu'on critique votre physique, c'est parce que vous ne vous aimez pas encore assez.


L'autre agit comme un miroir grossissant. Il ne crée pas la critique, il ne fait que réveiller celle qui hurle déjà dans votre tête.



Comment désamorcer la peur du regard des autres ?

C'est un vaste sujet. Certains diraient qu'il faut une vie entière pour s'en guérir. Mais ici, sur la route, on aime le pragmatisme. On n'attend pas que les murs tombent, on apprend à passer par-dessus.


Voici comment utiliser le Courage Émotionnel pour reprendre le pouvoir :


1. Identifiez la source La prochaine fois que vous êtes paralysé, ne dites pas "Ils vont me juger". Demandez-vous : "Quel jugement suis-je en train de porter sur moi-même ?" Reconnaître que l'ennemi est à l'intérieur, c'est déjà gagner la moitié de la bataille.


2. Pratiquez l'auto-compassion (sans complaisance) Soyez bienveillant avec vous-même. Vous êtes en chemin. La perfection n'est pas de ce monde. Acceptez d'être une œuvre en cours, imparfaite, raturée, mais vivante.


3. Utilisez la vulnérabilité comme une arme C'est contre-intuitif, mais c'est puissant. Au lieu de cacher vos failles, exposez-les. Quand vous dites "Je ne suis pas sûr de moi, mais je le fais quand même", vous désarmez la critique. L'authenticité bat toujours la perfection.


4. Recentrez-vous sur l'action (Discipline) La peur n'est pas le problème. L'inaction est le problème. Le manque d'audace est le problème. Agissez, même en tremblant. C'est dans le mouvement que la peur se dissout, jamais dans la réflexion immobile.



Le mot de la fin


Peut-on devenir totalement insensible à ce que pensent les autres ? En toute honnêteté ? Pas sûr. Nous sommes des animaux sociaux, programmés pour appartenir au groupe. La peur du regard des autres n'est pas une vue de l'esprit, mais avant tout le reflet du propre regard sur soi même.


On peut choisir de ne plus laisser cette peur dicter notre itinéraire. On peut choisir notre Souveraineté.


La liberté, la vraie, celle que nous cherchons tous à travers nos voyages et nos projets, commence ici. Pas au bout du monde, mais entre nos deux oreilles.


À vous de jouer.



Pour aller plus loin :

Deux programmes peuvent aider les indépendants à ce sujet :

  • Easy Short™ : oser faire des vidéos face caméra pour te faire connaitre.

  • Légitime™ : Pour te soulager du syndrome de l'imposteur.

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